TURBOMECA: LA FIN DES 35H ?

Ou comment faire le maximum avec le minimum !

Les discussions entre la direction et les syndicats sont explosives depuis plusieurs semaines à TURBOMECA. Le Comité central d’entreprise (CCE) qui s’est déroulé à Bordes, près de Pau, mercredi 8 octobre, « n’a pas apporté davantage de précisions », selon le délégué CGT de Tarnos, Jean-Claude Libier. La direction souhaite aboutir à son projet “Agilité et performance” », conclut-il.

Le 6 octobre, ils étaient entre 600 et 700 salariés le matin et une centaine dans les équipes de l’après-midi à observer la demi-heure de débrayage sur les différents sites, à l’appel de l’intersyndicale. C’est la 3e grève en 1 mois !

L’accord Tarnos « 2020 »; Le plan de la direction reviendrait à remettre en cause des accords sur les 35 heures qui datent de 2000. Les syndicats veulent des garanties sur l’emploi et le maintien de la capacité industrielle au moment où la direction va entamer les négociations.

Selon le délégué CGT de Bordes, Jérôme Turonnet, « il y a une forme de chantage de la direction à ce sujet. Si on n’accepte pas leur plan d’aménagement du temps de travail, ils menacent de remettre en cause l’accord Tarnos 2020 ».

Un plan qui doit garantir un niveau d’activité au site de Tarnos, lequel doit devenir le centre mondial de réparation des turbines d’hélicoptères vendues par Turbomeca. « Nous sommes d’accord avec ces projets ambitieux », ajoute le délégué CGT, mais lier cette stratégie à un accord “Agilité et performance” suscite une vive émotion des salariés.

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