Compte Rendu du Comité de Groupe du 8 juillet 2014

Mise en place de la mandature 2014-2018

Projet de rapprochement Airbus/Safran

Coentreprise (JV) Hispano-Rolls-Royce

Le Leap, successeur du CFM

 

Mise en place du Comité de Groupe pour la mandature 2014-2018

Cette mise en place est issue de laccord Groupe de 2006. Le Comité de Groupe (C.G.) est constitué de 30 membres attribués au prorata du nombre délus (CE et DP) obtenus par chaque syndicat. Ce qui donne ; 9 CGC (avec 26,96% de représentativité en voix), 8 CGT (30,37%), 6 CFDT (22,53%), 4 FO (10,76%), 2 SUD (4,65%) et 1 CFTC (3,52%).

Le Bureau du C.G. est composé de 4 membres tels que le prévoit l’accord du Comité de Groupe. Après un débat constructif, les élus ont mis en place le Bureau suivant :

  • 2 CGT : 1 Hérakles Le Haillan + 1 Snecma Villaroche,
  • 1 CGC : 1 Turboméca Bordes,
  • 1 CFDT : 1 Turboméca Bordes.

Pour la mandature 2014-2018, la tenue du Secrétariat du C.G. restera tournante (accord intersyndical) par partie de 16 mois. La CGT aura cette responsabilité entre Juin 2014 et Octobre 2015. Elle sera assurée par un élu dHérakles Le Haillan. La CGC et la CFDT prendront la relève chacun leur tour.

La nomination de l’expertcomptable a été renouvelée au cabinet SECAFI, qui va devoir satteler au gros projet de rapprochement Airbus DS et Safran sur les activités du Spatial.

Rapprochement entre Airbus DS et Safran

Dans le cadre de la préparation de ce C.G., les élus ont rédigé 67 questions sappuyant sur les différentes présentations faites dans les établissements et sociétés concernés, les articles de presses et informations recoupées par les différents syndicats. Ce questionnement a été remis à la direction la veille de la réunion plénière.

Lors de la réunion plénière, la direction générale n’y a pas répondu.

Ce projet Airbus-Safran projet nest pas appuyé par les différents acteurs de ce dossier :

  • Létat ne donne pas suite au montage financier (hors budget négocié avec le gouvernement français),

  • la DGA na pas donné son accord pour intégrer stratégique et tactique avec l’enjeu de la bombe atomique (cf. art. Space News du 2/7/14 interview du Général Collet-Billon)

  • le CNES fait de la résistance à un projet qui morcellerait létablissement public,

  • Arianespace refuse sa dislocation dans un ensemble elle naurait peu de pouvoir,

  • les discussions avec Avio se poursuivent afin de faire adhérer cette société italienne qui reste incontournable dans la fabrication dun lanceur européen,

  • La présentation du rapport dévaluation Ariane 6 dAirbus et Safran à lESA ne sera présenté quau 15/7 pour un positionnement lors de linterministérielle des Etats membres de lESA le 2 décembre 2014 au Luxembourg.

Les Directions Safran et Airbus font le forcing sur les Etats pour obliger les indécis à se rallier à la privatisation complète du spatial.

A ce jour, le projet nest pas finalisé et est rempli dincertitudes. Malgré cet état des lieux, la direction générale de Safran demande aux CCE dHérakles, Snecma et Safran douvrir les procédures dinformation et consultation.

Pour la CGT, cette décision est prématurée sur un dossier instable qui ne cesse de changer de trimestre en trimestre. Après un projet de lanceur tout poudre, maintenant un lanceur mixte poudre et liquide sous-dimensionné à qui il manquerait 1,5 tonnes de poussée pour embarquer une charge de 8,5 tonnes (cf. art. du Figaro du 8/7/2014), un partenaire Allemand qui confie le lancement de son satellite Sarah à lAméricain SpaceX ; quel sera le prochain épisode ?

Les élus du Comité de Groupe ont décidé de faire une expertise sur le Spatial dans le Groupe Safran tout au long des différentes phases du projet. Décision à l’unanimité des présents.

La présentation de la direction générale de Safran est restée centrée sur le business de lEspace, le nombre de satellites à lancer dans le monde, les principaux lanceurs (Américains, Européens, Russes, Japonais) et la diminution des coûts de mise en orbite dans un objectif de passer de 20 Mla tonne à 10 Mla tonne dici 2020.

Projet de coentreprise (Joint-Venture) entre Hispano-Suiza et Rolls-Royce

Le marché mondial des Transmissions de Puissance (T.M.P) est appelé à croitre de 40% dici 2030. Afin dêtre le fournisseur exclusif en T.M.P. des programmes Rolls-Royce,

Hispano-Suiza et Rolls-Royce ont contracté la création dune société commune sur les T.M.P.

La montée en puissance de production sera assurée par la création dune nouvelle usine dans un pays à bas coût ! (certainement en Pologne à proximité dHispano-Suiza Polska)

La CGT condamne cette orientation dexternalisation de nos productions et de désindustrialisation de notre pays.

Le Leap, successeur du CFM

Pas encore en service, le Leap occupe 71% de part du marché. Il sera monté sur lA320 Neo, le Comac et le Boeing 737 Max, pour une entrée en service en 2016.

Ce moteur sera produit dans les Zones Europe, Amériques et Asie à cadence de 2000 moteurs par an en 2022 (rappel : 1502 CFM56 produit en 2013). 25% du moteur est réalisé par Snecma + 5% par des sociétés Safran. 30% de sa production sera réalisé en France

3 ruptures technologiques vont être opérées : Aubes Fan composite en tissées 3D, Pièces en Aluminure de Titane (Ti-Al), pièces en composite thermo-structurales sur le Leap 2.

La nouvelle technologique des pièces en Aluminure de Titane ne sera pas maîtriser par Snecma mais par Mécachrome et un industriel Japonais.

La CGT est interrogative sur le fait quà nouveau une technologie ne soit plus détenue par le donneur dordres ! Le danger est important de ne pas maitriser cet usinage.

La fabrication des pièces en matériaux composites pour le Leap sera réalisée par une Coentreprise Albany Safran Composite (entre 10% et 20% à Safran), et la partie assemblage sera réalisée par une filiale 100% Snecma ; Safran Aéro Composite. Ces 2 entreprises sont situées en France à Commercy, sur un même site. Aux Etats Unis à Rochester, Albany et Safran ont des usines séparées pour réaliser la même chose.

La montée en cadence du LEAP représente un volume d’heure de 30 % supérieur à l’actuel.

D’où la question de La CGT : pour les sites au Mexique et en Chine, la Direction à bien prévue des surfaces disponibles dès maintenant pour effectuer cette montée en cadence.

Quels sont les agrandissements prévus pour les sites en France ? Car nous sommes déjà en manque de place malgré la construction de nouveaux bâtiments. A cette question le PDG de Snecma n’a pas donné de réponse !?

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