C’est le bon moment pour adhérer à la CGT

C’est le bon
moment pour adhérer à la CGT

des Ingénieurs, Cadres et Techniciens

Même si c’est important, un changement de gouvernement ne suffit pas seul pour voir la situation des ingénieurs, cadres et techniciens de la métallurgie s’améliorer d’un seul coup. En matière de rémunération, de conditions de travail, de carrières, de retraite et de choix industriels, c’est grâce à notre mobilisation que nos demandes verront le jour, car le MEDEF continuera pour sa part à défendre pied à pied les intérêts de ceux qu’il représente.

Entrer dans un syndicat est le meilleur moyen pour défendre nos aspirations d’ingénieurs, cadres et techniciens. Il est utile de se syndiquer pour défendre collectivement nos intérêts : améliorer nos salaires ; reconstruire des grilles de salaires qui prennent en compte notre qualification ; se battre pour l’égalité des carrières des femmes ; rompre les nouveaux modes de management qui cassent les collectifs de travail et usent les salariés ; défendre la retraite des cadres et assimilés que le MEDEF tente de rogner car elle coûterait trop cher ; peser sur les choix industriels qui se font trop souvent au détriment de la qualité des produits et de l’activité en France.

Pour cela, adhérons à la CGT des Ingénieurs Cadres et Techniciens

Les ingénieurs, Cadres et Techniciens ont leur place à la CGT
C’est le moment de se syndiquer ! Il ne faut pas tout attendre d’un gouvernement. Ce n’est que le débouché politique de la confrontation sociale menée sur le terrain. C’est aux salariés de construire le rapport des forces dans les entreprises, dans les branches et dans les territoires. Le gouvernement s’est engagé à tenir compte de l’avis des organisations syndicales, tant mieux. Mais pour que cet avis soit pertinent, il faut qu’il représente réellement les aspirations des salariés et qu’il s’exprime clairement. Il faut donc que le taux de syndicalisation augmente dans notre pays.

La CGT syndique toutes les catégories de personnel. Les Ingénieurs, les Cadres et les Techniciens (ICT) de la CGT sont organisés en structures : Union Fédérale des Ingénieurs Cadres et techniciens (UFICT) au sein de la branche métallurgie, Union Générale des Ingénieurs Cadres et techniciens (UGICT) pour l’ensemble des branches professionnelles. Au sein de ces organisations, nous analysons la situation des ICT au travail et faisons des propositions concrètes en fonction des aspirations réelles des salariés ICT. Nous nous appuyons le plus possible sur l’expression des salariés et syndiqués ICT pour faire converger notre vision de la société et de l’entreprise avec les demandes des ICT. Pour que l’analyse de la situation soit la plus réaliste possible, il faut que le nombre de syndiqués soit le plus grand possible. Plus la « surface de contact » entre le syndicat et l’ensemble des salariés est grande, plus le syndicat sera efficace pour défendre l’ensemble des salariés.

Défendons nos salaires
Depuis des années, les politiques salariales sont minimalistes. Les salaires compris entre 2000 et 4500 euros mensuels n’ont augmenté en 10 ans que de 6,2 % en moyenne, alors que les salaires les plus bas ont augmenté de plus de 10 % dans le même temps et les 1 % des salaires les plus hauts de 11,6 %. Ce tassement des salaires intermédiaires pénalise d’abord les salariés qualifiés, ingénieurs, cadres et techniciens. Pourtant l’augmentation des salaires profiterait à l’économie toute entière, ainsi qu’à la résorption des déficits publics (dette de l’Etat) et sociaux (sécurité sociale, retraites,…). La stratégie d’individualisation massive menée par le patronat depuis 30 ans a provoqué une déconnexion de plus en plus grande entre notre salaire et notre classification. Chez Alcatel-Lucent France, par exemple, l’ingénieur IIIA le plus payé gagne près du double du IIIB le moins payé. Ceci n’a aucun sens.

Pour faire à nouveau augmenter nos salaires, exigeons une meilleure reconnaissance de nos qualifications, traduites dans la grille de classification de la métallurgie. Une meilleure adéquation entre notre qualification et notre classification permettra une meilleure prise en compte de cette qualification dans notre salaire.

Défendre le SMIC à 1700 € est d’ailleurs un moyen pour pousser nos salaires vers le haut. L’augmentation du SMIC n’est pas contradictoire avec l’augmentation de nos salaires de pesonnels qualifiés, c’est un atout au contraire.

Pour reconstruire nos carrières, de nombreuses revendications peuvent être portées : une meilleure pratique du passage cadre pour les mensuels, ainsi que la création d’un niveau 6 pour les techniciens experts qui ne souhaitent pas passer cadre (les techniciens BTS et DUT n’ont que 4 échelons à passer pendant plus de 40 ans de carrière). Pour les ingénieurs, le goulet d’étranglement se trouve au passage IIIA, demandons par exemple une étude systématique d’un passage IIIA dès le coefficient 135 atteint, au cas par cas. Cela se fait déjà dans certaines entreprises.

Défendons notre retraite
La retraite est un sujet sur lequel les salariés ont subi de nombreux reculs ces dernières années. En plus de défendre le régime de retraite AGIRC des cadres et assimilés, nous défendons tous les régimes de retraites, garants de la conservation d’un niveau de vie et d’une meilleure répartition des richesses.

Le régime de retraite AGIRC a été créé à la demande de la CGT en 1947. Il s’agissait alors de reconnaître la qualification des cadres et assimilés pour maintenir leur niveau de vie tout au long de la retraite. Les cotisations sont prélevées sur la partie de notre salaire supérieure au plafond de la sécurité sociale (3031 euros mensuels en 2012). La pension AGIRC représente en moyenne 40 % de la pension d’un salarié cadre ou assimilé partant aujourd’hui à la retraite. La CGT défend le régime AGIRC contre le MEDEF qui le rogne d’année en année car il coûterait, selon lui, trop cher aux entreprises. Le régime AGIRC est en déficit financier car nos salaires sont trop bas. Augmenter le salaire des cadres et assimilés mènerait à une augmentation des cotisations donc des recettes. La situation se dégrade pourtant : 25 % des cadres en France ont un salaire brut inférieur au plafond de la sécurité sociale, et 36 % cotisent sur la base de la GMP (Garantie Minimale de points), 120 points leur sont attribués dès lors que leur salaire est inférieur au salaire charnière permettant d’acquérir ces 120 points. La situation est inquiétante car ces chiffres vont augmentant à mesure que la hiérarchie des salaires se tasse, dégradant de plus en plus les comptes de l’AGIRC.

Le projet du MEDEF est de fusionner le régime AGIRC et le régime ARCCO (régime complémentaire de toutes les catégories de salariés), excédentaire pour l’instant. Son objectif est donc de dévaloriser le statut cadre, ce à quoi l’UGICT-CGT s’oppose frontalement. Ce n’est pas en dégradant le statut des uns qu’on améliorera celui des autres !

De plus, l’UGICT-CGT revendique la prise en compte des années d’étude dans le calcul de la retraite : étudier, c’est déjà travailler, et des solutions de financement existent. Ce ne serait que justice de prendre en compte de cette façon la contribution des salariés qualifiés dans la création de richesses en France.

Retrouvons des conditions de travail acceptables
L’évolution du management depuis 10 ans est source de mal-être voire même de souffrance pour les ingénieurs, cadres et techniciens. Les suicides au travail chez France Télécom, Renault Technocentre ou Thalès en sont la partie visible. Les exigences d’efficacité de plus en plus grande, les outils de plus en plus déshumanisés, les objectifs de moins en moins clairs, et de plus en plus au service de la finance et des actionnaires sont parmi les causes du désenchantement dans nos catégories. Evaluation, quotas, critères comportementaux, forfait-jours, heures sup non payées, télétravail,… sont des innovations managériales qui peuvent mener les salariés à ne plus trouver de sens à leur travail. Y compris pour les managers qui vivent souvent mal leur rôle de censeur, d’évaluateur avec des critères qu’ils ne partagent pas.

Le forfait-jours, par exemple, permet une grande souplesse et une grande liberté au travail des cadres, mais il n’est pas borné en temps. En cas d’objectifs surdimensionnés, il risque de mener à des débordements horaires allant jusqu’à l’abolition de la frontière entre vie privée et vie professionnelle, avec tous les risques induits sur la santé du salarié. L’UGICT-CGT demande qu’un décompte des heures réellement travaillées soit mis en oeuvre, pour respecter les directives européennes en matière de temps de travail, dans l’intérêt de la santé des cadres. Nous demandons aussi un suivi du temps de travail collectif pour vérifier que la charge de travail est bien en adéquation avec le nombre de salariés.

Là encore, c’est le rôle du salarié dans son syndicat de revendiquer de meilleures conditions de travail. Il faut retrouver un management de proximité, une évaluation fondée sur des critères professionnels et pas comportementaux, il faut abolir les quotas, car pourquoi devrait-il y avoir nécessairement 10 % de « mauvais » dans une équipe ? C’est aux salariés de se prendre en main pour affirmer ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas, en tirant le meilleur parti de l‘espace de liberté que permet le syndicat.

Participer aux choix industriels de son entreprise
Les ingénieurs et techniciens sont les mieux placés pour analyser la qualité des choix industriels faits par une entreprise. Les choix techniques parfois ne sont pas bons, et les salariés le savent, car ils sont experts de leurs technologies. Où trouver un espace pour l’affirmer sinon dans le syndicat ? Parfois les choix sont socialement ou industriellement dangereux pour les salariés français : lorsque par exemple, au sein d’un même groupe, un produit développé en Amérique ou en Chine est préféré à un produit développé en France pour des raisons de coûts. Ou bien lorsque sa fabrication est délocalisée ou externalisée, ce qui distend le lien nécessaire entre développement et production. Cela mène souvent à une perte de contrôle industriel sur la fabrication, qui provoque une chute de la qualité et des gâchis économiques. L’expérience montre que les dogmes néo-libéraux prenant pour seul critère économique le « coût du travail » sont néfastes, à la fois pour les salariés, et pour la qualité des produits fabriqués.

Le syndicalisme CGT donne un espace d’expression aux ingénieurs et techniciens qui souhaitent s’exprimer avec force sur les choix de leur entreprise, pour les critiquer mais aussi pour proposer des choix alternatifs. Ce genre de démarche peut éviter bien des réductions de postes. Les pertes d’emplois mènent aussi à la perte de nombreux savoir-faire, avec des conséquences néfastes à moyen terme pour notre économie.

C’est utile de se syndiquer
La meilleure manière de se défendre est de le faire collectivement. Il faut se syndiquer pour son propre bien, car c’est le meilleur moyen de connaître à la fois ses droits et les moyens les plus efficaces pour les défendre. Lorsqu’on est syndiqué, on est en contact avec d’autres syndiqués, on apprend rapidement comment faire en sorte d’améliorer sa situation au travail, ses droits, comment se faire respecter.

Pour se faire entendre, formaliser au mieux ses problèmes pour les résoudre, la CGT offre des solutions. La CGT des ICT offre un espace d’expression à celles et ceux qui souhaitent dire leur opinion, proposer des solutions et trouver du soutien pour les mettre en œuvre.

Le nouveau gouvernement semble plus sympathique aux intérêts des salariés français. Mais ne nous y trompons pas : il ne pourra pas grand-chose sans la mobilisation sociale pour opposer une pression contraire aux revendications exorbitantes des actionnaires et des patrons. Souvenons nous de la victoire du Front Populaire en 36 : la victoire politique avait été obtenue dans les urnes, mais ce sont les mobilisations dans les entreprises ayant suivi qui ont permis d’obtenir 2 semaines de congés payés, les délégués du personnel, les conventions collectives et la semaine de 40 heures. Ces mesures n’étaient pas dans le programme de Léon BLUM. Il ne s’agit plus aujourd’hui de faire une grève générale comme à l’époque, mais de revendiquer, non seulement le maintien de nos droits acquis, mais aussi l’ouverture de négociations sur tant de sujets revendicatifs qu’il nous reste à conquérir collectivement.

Repères revendicatifs
des ICT
de la métallurgie

Les repères revendicatifs ne sont pas exactement des revendications. Ce sont des propositions mises en débat par le syndicat parmi les salariés pour les aider à établir leurs revendications compatibles avec leurs aspirations et leurs besoins.

En matière de salaire
Il faut lutter contre l’écrasement des grilles de salaire accru au fil des années par les politiques d’individualisation associées au poste et aux objectifs. Nous réaffirmons que le salaire est le paiement d’une qualification pour un temps de travail défini. Nous demandons que le salaire soit doublé au cours de la carrière. Il faut retrouver aussi un étalement salarial de 1 à 5 à travers des grilles de classification refondues. Le retour à des augmentations générales pour les Ingénieurs et Cadres devient une exigence. Il est anormal que les minima de branche pour les ingénieurs et cadres et les minima territoriaux pour les professions techniciennes ont moins augmenté respectivement que le plafond de la sécurité sociale et que le SMIC ces dernières années.

En matière de carrière
Pour les professions techniciennes, la création d’un niveau 6 doit leur permettre une réelle évolution de carrière avec l’accès à une filière d’expertise technicienne. Le passage cadre pour les professions techniciennes doit être envisagé dès le passage au niveau 5.2.

Le passage IIIA des ingénieurs doit être systématiquement étudié une fois le coefficient 135 atteint.

En matière de forfait-jours
Le forfait-jours est parfois dévoyé pour surcharger de travail un salarié. Il mène ainsi à un effacement de la frontière entre vie privée et vie professionnelle. Pourtant le temps de travail hebdomadaire est borné par les Directives européennes. La CGT demande qu’un dispositif de décompte horaire individuel soit mis en œuvre dans les entreprises de la métallurgie, avec une alarme se déclenchant lorsque les plafonds sont dépassés. Ce décompte des heures effectuées doit poser la question du paiement des heures supplémentaires. Le lien entre salaire, qualification et temps de travail doit être retissé. Nous demandons aussi qu’un dispositif de mesure collective du temps de travail soit mis en œuvre pour adapter la charge de travail aux équipes et créer l’emploi nécessaire à l’activité professionnelle.

Egalité Femme/Homme
Beaucoup de progrès sont à réaliser dans ce domaine dans la métallurgie, particulièrement en matière de carrière des femmes. Celles-ci sont les plus nombreuses à souffrir d’un déficit de progression de carrière (passage cadre, plafond de verre bloquant le passage IIIA pour les ingénieurs, réticence forte à leur donner des responsabilités d’encadrement). Il faut mieux encadrer le suivi de l’application des lois et instaurer des sanctions lourdes pour les entreprises qui ne les respecteraient pas.

En matière de retraite
La retraite des cadres et assimilés doit être défendue. Les salaires qui n’augmentent pas assez produisent des cotisations insuffisantes mettant en péril l’AGIRC. Plutôt que de réduire les droits à la retraite, comme tente de le faire le patronat, mettons plutôt en avant la nécessité de garantir les recettes, par une augmentation des cotisations par exemple. Ne laissons pas non plus rogner les droits familiaux ouvrant droit à des pensions meilleures (familles de 3 enfants et plus). Revenons aussi à l’indexation du point de retraite liquidé sur l’évolution des salaires et pas des prix . Les prix augmentent moins vite en moyenne que les salaires ! La pension doit garantir un niveau de vie, pas seulement du pouvoir d’achat.

Les années d’étude doivent être prises en compte pour garantir aux ingénieurs, cadres et techniciens le droit à une retraite pleine à 60 ans.

Une CGT :

Plus forte, c’est nécessairement une CGT plus nombreuse.

Plus nombreuse, c’est une CGT qui représente mieux les aspirations réelles des salariés. C’est une CGT plus apte à gagner face aux exigences du MEDEF et des actionnaires.

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